D’un coût global estimé à 20 milliards de dollars, le projet Simandou comprend un chemin de fer de 650 kilomètres à double voie, reliant les sites miniers de Beyla et Kérouané au port de Moribaya, dans la préfecture de Forécariah. À terme, la production visée est de 40 millions de tonnes de minerai dès 2026, avant d’atteindre 120 millions de tonnes par an. Ces infrastructures, qui mobilisent déjà plus de 20 000 emplois directs et indirects, placent la Guinée parmi les futures puissances minières du continent.
Ce projet est mené en partenariat avec Rio Tinto, Chinalco, Baowu, Winning Consortium Simandou (WCS) et l’État guinéen, au sein de la Compagnie du Transguinéen (CTG). Ses retombées seront aussi durables grâce à la création d’un fonds souverain et du programme Simandou Academy, piliers du plan national Simandou 2040destiné à former une main-d’œuvre d’excellence.
Le président du Conseil d’administration de la CTG, Mamoudou Nagnalen Barry, a souligné l’importance économique et symbolique du projet : « Avec un PIB d’environ 20 milliards de dollars, la Guinée attire un investissement équivalent à ce montant. Désormais, notre économie pèse plus de 30 milliards. Le projet Simandou générera à lui seul plus d’un milliard de dollars de revenus annuels pour l’État. Peu de projets en Afrique peuvent se targuer d’un tel impact. »

Selon lui, Simandou marque le passage d’une économie de petits projets à une économie d’envergure mondiale, portée par la confiance des géants industriels.
Il a insisté sur la “guinéisation” progressive des activités : « Nous avons la meilleure teneur de fer au monde et en quantité suffisante. À terme, nous fournirons jusqu’à 10 % des importations chinoises. Désormais, il y aura un monde avant et après Simandou. »
Cette cérémonie est la concrétisation d’un engagement pris par l’Etat et les partenaires industriels (Rio Tinto, Chinalco, BAOWU, les géants chinois de l’acier et WCS, la consortium singapourienne. Un engagement pris par l’Etat et les partenaires industriels pour l’application de l’accord du 25 mars 2022, signé grâce à la vision, à la détermination du président de la république, Mamadi Doumbouya. Depuis le 22 mars 2022, cette date fondatrice des statuts du pacte d’actionnaire de la compagnie du transguinéen a été signée. Il est utile de rappeler que la Guinée a été la première délégation, la toute première délégation officielle à se rendre en Chine après la crise planétaire de Covid-19 pour discuter de la reprise du projet Simandou.
Le démarrage, le 18 mars 2023, les travaux ferroviaires et portuaires du projet Simandou sous la direction et la vision éclairée du chef de l’État est une preuve éloquente que notre pays a clairement choisi une nouvelle voie, oui, la République de Guinée a choisi une nouvelle voie, celle de la mise en œuvre en valeur responsable de nos ressources naturelles, notamment nos minéraux, pour le bien-être du peuple souverain de Guinée. », a-t-il déclaré

Chaque tonne de minéraux extraits est une brique dans la construction de notre avenir. Chaque kilomètre de rail posé, est un pas de plus vers notre destinée. Chaque emploi créé est une lumière d’espoir pour chaque famille guinéenne. Notre boussole est simple, rendre les Guinéens riches par le travail. Cela s’appelle, avec des objectifs clairs, des emplois d’engagement ferme du contenu local. Premièrement, les emplois et compétences, priorité de l’emploi aux Guinéens. »
Simandou doit être pour nous ce que le pétrole a été pour le pays du Golfe. Nous allons développer la Guinée. Le lancement des travaux de chargement d’exportation de minéraux de fer de Simandou, que nous célébrons aujourd’hui, n’est pas un aboutissement, c’est juste le début d’une discipline, l’ordre de la discipline pour le développement de la Guinée. »



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