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Simandou : la Guinée lance officiellement l’exploitation du plus grand gisement de fer du monde

Le Président de la République, le général Mamadi Doumbouya en compagnie de ses homologues du Gabon et du Rwandais a procédé ce mardi 11 novembre 2025 au lancement officiel du chargement d’exportation de minéraux de fer de Simandou. La cérémonie a mobilisé des personnalités nationales et étrangères.
En effet, c’est à 11 heures 11 minutes, que le tout le premier train du projet Simandou 2040 a démarré au port de Moribayah . Ce train est conduit par un homme et une femme tous spécialiste en ingénierie ferroviaire.

D’un coût global estimé à 20 milliards de dollars, le projet Simandou comprend un chemin de fer de 650 kilomètres à double voie, reliant les sites miniers de Beyla et Kérouané au port de Moribaya, dans la préfecture de Forécariah. À terme, la production visée est de 40 millions de tonnes de minerai dès 2026, avant d’atteindre 120 millions de tonnes par an. Ces infrastructures, qui mobilisent déjà plus de 20 000 emplois directs et indirects, placent la Guinée parmi les futures puissances minières du continent.

Ce projet est mené en partenariat avec Rio Tinto, Chinalco, Baowu, Winning Consortium Simandou (WCS) et l’État guinéen, au sein de la Compagnie du Transguinéen (CTG). Ses retombées seront aussi durables grâce à la création d’un fonds souverain et du programme Simandou Academy, piliers du plan national Simandou 2040destiné à former une main-d’œuvre d’excellence.

Le président du Conseil d’administration de la CTG, Mamoudou Nagnalen Barry, a souligné l’importance économique et symbolique du projet : « Avec un PIB d’environ 20 milliards de dollars, la Guinée attire un investissement équivalent à ce montant. Désormais, notre économie pèse plus de 30 milliards. Le projet Simandou générera à lui seul plus d’un milliard de dollars de revenus annuels pour l’État. Peu de projets en Afrique peuvent se targuer d’un tel impact. »

Selon lui, Simandou marque le passage d’une économie de petits projets à une économie d’envergure mondiale, portée par la confiance des géants industriels.
Il a insisté sur la guinéisation progressive des activités : « Nous avons la meilleure teneur de fer au monde et en quantité suffisante. À terme, nous fournirons jusqu’à 10 % des importations chinoises. Désormais, il y aura un monde avant et après Simandou. »

Prenant la parole , Dr Diakité, président du Comité stratégique de à travers Simandou, la Guinée a su rassembler les partenaires stratégiques des cinq continents asiatiques, américaines, européennes, africaines et océaniennes pour donner vie à une œuvre commune, la construction d’infrastructures intégrées et d’exploitation d’un minéraire de construction, d’infrastructure d’un minéraire de classe mondiale d’une teneur supérieure à 65% au sein de notre maison commune, la compagnie transguinéenne, CTG.
Un jour historique pour le peuple souverain de Guinée 
Aux dires au ministre directeur de cabinet à la présidence, ce symbole d’un nouveau paradigme de coopération et de prospérité partagée est le fruit d’une vision éclairée, celle d’un homme d’État qui a fait du co-développement un impératif stratégique, plaçant la Guinée au cœur des dynamiques économiques globales.
« Nous assistons aujourd’hui au chargement et à l’exportation des premiers minéraux de fer du mega-projet intégré mine infrastructure de Simandou. C’est un jour historique pour le peuple souverain de Guinée qui a attendu ce moment avec espoir depuis des décennies. Le chemin parcouru dans le cadre du développement du projet Simandou en seulement à peine trois ans, sous le leadership éclairé du président de la République, témoigne du travail abattu par tous les acteurs pour arriver à ce niveau de réussite.

Cette cérémonie est la concrétisation d’un engagement pris par l’Etat et les partenaires industriels (Rio Tinto, Chinalco, BAOWU, les géants chinois de l’acier et WCS, la consortium singapourienne. Un engagement pris par l’Etat et les partenaires industriels pour l’application de l’accord du 25 mars 2022, signé grâce à la vision, à la détermination du président de la république, Mamadi Doumbouya. Depuis le 22 mars 2022, cette date fondatrice des statuts du pacte d’actionnaire de la compagnie du transguinéen a été signée. Il est utile de rappeler que la Guinée a été la première délégation, la toute première délégation officielle à se rendre en Chine après la crise planétaire de Covid-19 pour discuter de la reprise du projet Simandou.

Le démarrage, le 18 mars 2023, les travaux ferroviaires et portuaires du projet Simandou sous la direction et la vision éclairée du chef de l’État est une preuve éloquente que notre pays a clairement choisi une nouvelle voie, oui, la République de Guinée a choisi une nouvelle voie, celle de la mise en œuvre en valeur responsable de nos ressources naturelles, notamment nos minéraux, pour le bien-être du peuple souverain de Guinée. », a-t-il déclaré

Pour lui, la transformation locale des minéraux est non négociable: « nous devons accroître la chaîne de valeur dans notre pays, est devenue une exigence le respect des normes environnementales, sociales et gouvernementales. Les projets de construction jusqu’à mener séparément à nos partenaires industriels ont ainsi été fédérés aussi d’une seule co-entreprise : la compagnie du Transguinéen, CTG, comme l’a rêvé nos pères fondateurs. Le Transguinéen existe, c’est fait. Qui rassemble toutes les parties prenantes autour d’une ambition commune, réaliser le projet Simandou en mutualisant les coûts et les risques de la construction jusqu’à l’exploitation des infrastructures, les rails, les ports et l’acierie sont les propriétés de la compagnie du Transguinéen.
Une occasion pour lui de rappeler que le bloc 1 et 2 à Kérouané entre BAOWU et WCS, le bloc 3 et 4 à Beyla entre Rio Tinto et son partenaire Chinalco.
« Toute l’infrastructure appartient à la compagnie du Transguinéen. Cela est devenu possible grâce à la volonté, la détermination, l’engagement ferme et surtout la grande capacité du chef de l’Etat à mettre les partenaires ensemble, même avec des intérêts divergents dans l’intérêt commun de tous les partenaires industriels. Aujourd’hui, nous célébrons la mise en service d’un projet intégré avec 4 blocs miniers, une ligne ferroviaire, le Transguinéen, de plus de 650 kilomètres, double voie, je rappelle bien 650 kilomètres, double voie.
Toutes les infrastructures de Simandou sont double voie. Des ports minéraliers et commerciaux. Toute l’infrastructure de Simandou est dédiée bien évidemment pour le transport des minéraux, mais l’infrastructure transportera les passagers et les marchandises. Nous prenons l’engagement ferme au nom du comité stratégique de Simandou de veiller à cette instruction que vous nous avez donnée. Faire de Simandou un corridor stratégique pour la Guinée, mais également pour la sous-région. »
« Chaque tonne de minéraux extraits est une brique dans la construction de notre avenir. »
Toujours dans sa communication, le ministre Djiba Diakité à faire savoir à l’assistance et aux partenaires que les 650 kilomètres n’est  que  le début du corridor qui pourrait traverser d’autres pays de la sous-région, pourquoi pas le continent africain.
« C’est le sens élevé de votre esprit panafricain. La Guinée a démontré qu’elle savait concevoir, qu’elle sait négocier, exécuter et livrer un projet d’envergure mondiale selon les meilleurs standards, les plus élevés au monde.

Chaque tonne de minéraux extraits est une brique dans la construction de notre avenir. Chaque kilomètre de rail posé, est un pas de plus vers notre destinée. Chaque emploi créé est une lumière d’espoir pour chaque famille guinéenne. Notre boussole est simple, rendre les Guinéens riches par le travail. Cela s’appelle, avec des objectifs clairs, des emplois d’engagement ferme du contenu local. Premièrement, les emplois et compétences, priorité de l’emploi aux Guinéens. »

Il faut aussi retenir que , le programme Simandou 2040, qui est un programme qui va au-delà des mines pour les 15 prochaines années, se veut multidimensionnel.
«  Tous les secteurs clés de la vie de la nation, structurés autour de cinq piliers (agriculture, industrie alimentaire et commerce, éducation et culture, infrastructures, transports et technologies, économie, finances et assurances), pour le bien-être et la santé des guinéens. A travers ce programme, nous voulons démontrer que la malédiction des ressources naturelles n’est pas une fatalité, et que nos richesses naturelles peuvent bien servir de levier de croissance durable.

Simandou doit être pour nous ce que le pétrole a été pour le pays du Golfe. Nous allons développer la Guinée. Le lancement des travaux de chargement d’exportation de minéraux de fer de Simandou, que nous célébrons aujourd’hui, n’est pas un aboutissement, c’est juste le début d’une discipline, l’ordre de la discipline pour le développement de la Guinée. »

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