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Kaloum : le creusage à répétition des caniveaux alimente l’inquiétude des riverains

La commune de Kaloum à Conakry est le centre administratif de la Guinée et connait une réelle affluence de personnes qui chaque jour y viennent vaquer à des préoccupations diverses. Cependant ses citoyens ont assisté à maintes reprises au creusage de trous assimilables à des caniveaux dont les raisons ne sont pas élucidées et les travaux quant à eux peinent généralement à être achevés. Une situation déprimante qui alimente les plaintes des personnes avoisinantes à l’endroit des autorités communales.

Plusieurs entreprises et jeunes gens sont impliqués dans cette situation notamment des étrangers nous a confirmé ce comptable du nom de Oumar Yattara, «On veut réellement comprendre ce qui se passe avec ce creusage à répétition. Déjà il creuse la devanture de nos foyers et lieu de travail sans jamais refermer et pire ce ne sont même pas des Guinéens qui le font. Tantôt c’est des chinois qui le font et tantôt c’est les léonais comme si on a pas de jeunes ici à Kaloum pour faire de tels travaux », dit-il.

Bien que cette situation soit contraignante, elle est composée de plusieurs autres facteurs qu’un entrepreneur du nom de Ibrahima Sory Diallo a tenu à faire part, « Ces gens sont subitement venus creuser des trous devant mon bureau sans en parler à qui que ce soit. Et jusqu’à présent vous pouvez constater de vous même qu’ils les ont pas encore recouverts comme s’ils ne veulent pas terminer les travaux. En plus de ça, ils exposent nos enfants à des chutes tous en nous livrant aux piqures de moustiques parce que les eaux y stagnent. L’autre problème c’est que quand moi et mes collègues arrivons le matin, on a pas où garer nos voitures on est tenu obligés d’aller payer beaucoup d’argent au niveau des parcs pour trouver de la place tout ça ce n’est pas économique pour nous. Donc il n’ont qu’à tout faire pour venir finaliser ces travaux».

De surcroît, Diallo menace de mobiliser les jeunes du quartier pour refermer ces caniveaux si toutes fois les autorités n’interviennent pas dans les jours à venir «la dernière fois j’ai pu m’entretenir avec les ouvriers que j’ai trouvé sur place en leur disant d’accélérer les travaux au cas contraire nous allions remplir les trous pour au moins mettre nos enfants à l’abri jusqu’à ce qu’ils se décident de mettre fin à ce genre de pratique», a-t-il lancé.

Ce creusage de caniveaux est aussi enregistré dans différentes autres communes notamment celle de Matoto entre Sangoyah première porte et le marché de Matoto causant d’énormes difficultés de déplacement au différents citoyens logés de ce côté.

Amadou Bayo Kanté

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