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Tribune: Qu’avons-nous à gagner dans la haine et la discorde? (Par Famany Condé)

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Le peuple de Guinée a soufflé le 02 Octobre dernier, la cinquante-huitième bougie de son accession à la souveraineté nationale. Cette journée commémorative est pleine de souvenirs, des actes et de la mémoire de nos devanciers, qui ont écrit avec leur sang, cette glorieuse page de notre histoire. C’est avec patriotisme, courage et abnégation que ces hommes ont bravé l’empire colonial. Ils ont osé dire haut ce que les autres ne pouvaient dire que tout bas.

Du vote historique du 28 septembre 1958 à la proclamation de l’indépendance le 2 octobre 1958, le peuple de Guinée comme un seul homme s’est dressé pour briser les chaines de la colonisation, de l’humiliation, de l’exploitation et de la déshumanisation. Cet exploit du peuple guinéen a été le point de départ d’une grande vague de contestations qui culminera en 1960 pour conduire à l’indépendance les autres pays francophones d’Afrique.

sekC’est donc dans l’unité, la solidarité et la fraternité que ce vaillant peuple a conquis son indépendance. La singularité des guinéens est qu’ils savent se surpasser pour atteindre un objectif à la dimension de leur nation. En novembre 1970, en septembre 2001 les guinéens ont prouvé à la face du monde leur détermination quant à la sauvegarde de leur nation. L’agression impérialiste portugaise et l’agression rebelle qui, selon les ennemis pouvaient mettre en péril le devenir de ce peuple, ont été systématiquement écrasées. Ces actes de bravoures ont élargi la réputation de ce grand peuple qui ne recule devant aucun obstacle pour garantir son intégrité et préserver jalousement sa liberté.

Il y a aujourd’hui 58 ans depuis que ces courageux guinéens ont insufflé en ce peuple cet élan patriotique, qui le galvanise à chaque instant qu’il fait face à son destin et à son histoire. C’est ce qui a permis à notre peuple de se frayer un chemin victorieux dans les méandres et les turpitudes de la vie des nations. Le combat pour la consolidation et le développement d’une nation est un combat de longue haleine. Il se fait avec les générations et le long de toute l’existence d’un peuple. Notre pays a connu l’époque de la révolution populaire, du multipartisme intégral et aujourd’hui nous sommes en phase de consolidation de notre État démocratique.

Des présages heureux ont été des préalables pour la réussite de cet anniversaire, au titre desquels on peut citer l’historique rencontre entre le Président de la République et le Chef de file de l’opposition. Depuis lors, un vent nouveau souffle sur le pays, les visages et les cœurs se sont décrispés. Les guinéens ont compris et bien compris que l’édification d’une nation forte et prospère, repose avant tout sur la solidarité, la fraternité et la volonté de tous, de vouloir regarder et agir dans une même direction. L’adresse à la nation faite par le Chef de l’État a fini de rassurer le peuple sur l’engagement, la responsabilité qui incombent à chacun des citoyens de ce pays à tourner la page et à se focaliser désormais sur le débat citoyen et la culture de la paix.

Si nos devanciers ont pu taire leurs différences pour nous conduire à la liberté, il nous revient l’impérieux devoir de les imiter, pour faire de notre pays un havre de paix, une nation forte, prospère et émergente. Retenons donc que : « les criquets condamnés à être grillés ensemble n’ont pas intérêt à se donner des coups de pattes ». Nous avons perdu assez de temps à nous disputer autour des choses inutiles. Avec cette prise de conscience et cette volonté inébranlable qui caractérise désormais nos hommes politiques, l’espoir d’un lendemain meilleur est plus que certain.

Bonne fête au vaillant et glorieux peuple de Guinée, comme en 1958, agissons ensemble, pour continuer à inspirer et à orienter ces autres peuples du continent qui ne connaissent que nous comme référence.

ScoopGuinée


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