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Politique : l’opposition accuse  la CENI de violer le code du marché public

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Les Partis d’opposition réunis ce mercredi 12 juin devant la presse ont dénoncé avec insistance la manière dont la CENI a effectué la procédure d’appel d’offres relative au recrutement d’un « cabinet d’ingénierie pour la fourniture d’une solution complète de gestion du fichier électoral biométrique de la République de Guinée ».

Il convient de rappeler que cet audit du fichier électoral réalisé par un groupe d’experts internationaux qui a conclu à la nécessité de réviser le fichier électoral guinéen afin de le purger de ses anomalies.

Selon Mohamed fall de l’UFR “Plus de 1 564 388 électeurs inscrits dans le fichier sont sans empreintes digitales, plus de 3 051 773 d’électeurs non dé doublonnés, plus de 3.000.000 d’électeurs sont nés entre un 1er janvier et un 1er juillet, et donc un peu plus de la moitié des électeurs ne peuvent pas produire un acte d’état civil avec une date de naissance exacte”.

 

Dans cette déclaration lue par Mr. Fall, il est indiqué que le président de la CENI a dans ce processus violé le code du marché public “En effet, dans le cadre de cet appel d’offres le Président de la CENI, a engagé des pourparlers avec un certain nombre de sociétés susceptibles de fournir l’expertise demandée, en violation flagrante du Code des Marchés Publics. Il en est de même de la violation des engagements pris par la CENI concernant la concertation avec les parties prenantes au processus électoral. Nous avons noté que la procédure de recrutement a été lancée sans information au préalable des partis de l’opposition politique”,-a-t-il déploré.

 

Parmi les recommandations faites par les opposants, on peut noter entre autres : Au vu des doublons persistants du nombre de citoyens sans données biométriques et de décédés qui pourraient encore figurer dans la base des données, un contrôle physique de l’ensemble des électeurs s’impose.

D’après l’opposition, chaque citoyen doit confirmer ou compléter ses données alphanumériques et biométriques pour qu’il soit maintenu dans la base. Pour les prochaines opérations de révision ou d’enrôlement, demander à l’opérateur biométrique de conserver les données biométriques capturées et l’information sur la qualité de ces données pour garantir l’interopérabilité entre différents systèmes. “Toutes les pièces justificatives des électeurs (formulaires, pièces d’identité) devraient être archivées numériquement et rattachées aux données de l’électeur”.

Aye Condé


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