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This handout picture taken and released by the Malian presidential communication and public relations service (Cellule Communication et Relations Publiques de la Presdience du Mali) on March 25, 2019, shows a soldier walking among rubble of a house destroyed during an attack on March 23, on the village of Ogassogou, near Mopti, where over 130 Fulani villagers, including women and children, were killed. - Survivors of the attack said ethnic Dogon hunters carried out the deadly raid in Ogossagou, a village in central Mali inhabited by the Fulani community. (Photo by Handout / MALIAN PRESIDENCY / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / MALIAN PRESIDENCY" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Au Mali, un village dogon « quasiment rasé » par des hommes armés

Au moins 95 personnes ont été tuées dans un village dogon du centre du Mali. Les autorités locales cherchent d’autres corps.

Le village a « quasiment été rasé », selon une source sécuritaire malienne. Au moins 95 habitants du village dogon de Sobane-Kou, dans le centre du Mali, ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi 10 juin par des hommes armés. « Les corps sont calcinés, nous continuons de chercher des corps », a déclaré, sous le couvert de l’anonymat, un élu de la commune de Koundou (cercle de Koro), où se trouve ce village de quelque 300 habitants. « Selon les civils, ce sont des hommes armés qui sont venus tirer, piller et brûler. C’est vraiment la désolation », a-t-il ajouté.

Le nord du Mali était tombé, en mars-avril 2012, sous la coupe de groupes djihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature, en 2015, d’un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes, dont l’application accumule les retards. Depuis 2015, ces violences se sont propagées du nord au centre du pays, voire parfois au sud. Elles se concentrent surtout dans le centre, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.

Les violences entre membres de l’ethnie dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture, et les Peuls, traditionnellement éleveurs, ont fait des centaines de morts depuis le début de l’année. Le massacre de plus de 150 Peuls à la fin mars non loin de la ville de Bankass (centre), l’attaque la plus meurtrière dans l’histoire récente du Mali, a entraîné en avril la démission du gouvernement de Soumeylou Boubèye Maiga.

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