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Quand la compétence dérange : le cas Youssouf Soumah

À une époque où les réseaux sociaux imposent souvent le rythme du débat public, il devient essentiel de distinguer les faits des perceptions. Les responsables publics doivent être évalués avec exigence, mais cette exigence ne saurait se substituer à l’examen objectif de leur parcours, de leurs compétences et des résultats de leur action.

Le parcours de Youssouf Soumah, Directeur général du Trésor public et de la Comptabilité publique, s’inscrit dans cette logique. Loin des effets d’annonce, il est le fruit d’une progression méthodique au sein du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. Une évolution bâtie sur l’expérience, la maîtrise des mécanismes des finances publiques et une connaissance approfondie des réalités administratives.

Avant d’être porté à la tête du Trésor public en mars 2026, Youssouf Soumah a dirigé l’Agence des Dépôts du Trésor. À ce poste, il a accompagné plusieurs initiatives visant à renforcer la sécurisation des fonds publics et à moderniser les procédures de gestion. Son parcours témoigne d’une continuité dans l’exercice des responsabilités plutôt que d’une ascension dictée par les circonstances.

Depuis sa prise de fonction à la tête du Trésor public et de la Comptabilité publique, son action s’inscrit davantage dans une logique de transformation administrative que dans une recherche de visibilité médiatique. La mise en place de nouveaux outils numériques, notamment la plateforme « Œil du Trésor », destinée à dématérialiser le traitement des appels de fonds, illustre cette volonté de modernisation. Cette innovation permet notamment aux trésoriers préfectoraux d’effectuer certaines opérations à distance, réduisant ainsi les contraintes liées aux déplacements vers Conakry.

Dans le même esprit de rapprochement du service public, le déploiement de l’Agence des Dépôts du Trésor à l’intérieur du pays, avec notamment l’ouverture de nouvelles antennes à Kankan et à Boké, traduit une volonté de renforcer la sécurisation des ressources publiques au plus près des territoires.

Cette dynamique accompagne la vision de modernisation de l’État impulsée par le chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, et s’inscrit dans l’élan du programme Simandou 2040, considéré comme l’un des grands projets structurants appelés à façonner l’avenir économique et social de la Guinée.

Dans cette phase décisive pour l’avenir du pays, ce sont la compétence, la rigueur et le sens de l’État qui doivent guider l’appréciation des cadres engagés dans la conduite des politiques publiques. Les grands défis nationaux exigent des profils capables de faire preuve d’expertise, de méthode et de responsabilité.

Les débats et les critiques font partie de la vie publique. Toutefois, ils ne doivent pas céder la place aux rumeurs, aux jugements hâtifs ou aux campagnes de dénigrement qui circulent parfois sur les réseaux sociaux. Ces espaces d’expression, utiles au débat citoyen, peuvent aussi devenir des lieux où les opinions prennent parfois le dessus sur les faits.

Au final, ce ne sont ni les commentaires ni les polémiques qui déterminent la valeur d’un serviteur de l’État, mais son parcours, son engagement et les résultats de son action.

Comme le dit un adage populaire : « les chiens aboient, la caravane passe ».

L’essentiel demeure donc de continuer à travailler avec constance et détermination, car l’histoire retient davantage les réalisations que les bruits passagers.

Dans cette logique, le parcours de Youssouf Soumah rappelle une évidence : dans la gestion publique, la compétence et la rigueur doivent toujours rester les véritables critères de reconnaissance.

Par MK

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